Interview France Didgeridoo

Interview " LA DECOUVERTE DU DIDGERIDOO " réalisé en 2004 par le forum français de didgeridoo. Les questions ont été collectées par l'ensemble des joueurs français.

FD: Quand ?

Raphaël Didjaman : – J’ai rencontré le didgeridoo en 1995, après avoir frôler la mort en Indonésie. Cette rencontre n’a pas été anodine, car j’aurai pu passer à côté. Je pense que c’est cet événement indonésien qui m’a ouvert les yeux et a totalement changé le cour de ma vie.

Où ? – En Australie, à Darwin plus précisément et ce dès le premier jour !

Dans quelles conditions ? – Un taxi m’a déposé devant un backpackers (auberge). En allant déposer mes affaires, j’ai entendu le son d’un didgeridoo. Ce qui m’a interpellé de suite. En arrivant à la chambre, j’ai demandé à une femme d’où venait et ce qu‘était le son que je venais d’entendre. Elle ma répondu…instrument de musique qui s’appelle “ didgeridoo “ et qui est joué par les aborigènes. Elle m’a donné également l’adresse d’un shop dans Darwin et j’y suis allé directement car le son que j’avais entendu avait disparu. Je n’avais pas pu voir à quoi cela ressemblait. J’ai quasiment couru à la boutique, qui était tenu par un aborigène. Celui-ci m’a fait souffler dans un didgeridoo et la vibration m’a tout de suite envahi. C’est comme si toutes les cellules de mon corps s‘étaient identifiées à ce son. A ce moment précis, j’ai su que ce “ bout de bois “ prendrait une place importante dans ma vie. Bien sûr, je ne savais pas quand, ni comment. J’ai donc acheté ce didgeridoo et je m’y suis mis d’arrache pied. Comme tout le monde, j’ai essayé de faire ce que je pouvais…d’ailleurs, j’ai perdu 3 ans comme ça, en auto-didacte, surtout avec la respiration circulaire.

Ton style de jeu préféré ? – Je n’ai pas style de jeu préféré. J’aime que le joueur ait du “ groove “, c’est à dire une belle technique mélangé à une belle émotion. La performance technique et rapide n’est pas mon truc, même s’il faut un minimum d’acquis pour pouvoir se faire plaisir.

Ton joueur préféré ? – Il y en a plusieurs, comme Andrew Langford avec qui j’ai pris un cours il y a 10 ans. Mais depuis le début, je dois dire que j’ai un faible pour Ash Dargan, avec qui j’ai eu le plaisir de discuter sur plusieurs années dont le swizzeridoo 2004. Au passage, je les remercie car c’est très sympa d‘être programmé à ses cotés.

- L’ENTREPRISE DIDJAMAN.COM -

La date de création ? – Le pseudo “ Didjaman “ a été déposé à l’INPI le 1er Août 97 ainsi que les statuts.

Historique de la création et motivation ? – Je suis devenu fabriquant de didgeridoo par accident. Je m’explique. Quand je suis revenu d’Australie en 96, je me suis mis à chercher des joueurs de didgeridoo sur Paris. Je suis tombé sur 2 ou 3 joueurs plus une adresse de magasin, vers Bastille. Lorsque je suis entré dans ce shop, j’ai été déçu…voir très déçu du comportement du patron et du vendeur qui se prenaient pour le centre du didgeridoo et qui de surcroît, racontaient n’importe quoi pour simplement…vendre.
Après quelques mois et diverses visites dans ce magasin, pour voir qui s’inscrivait en tant que joueur sur leur “ check-list “, voilà que le vendeur me parle du didgeridoo en me mentant de A à Z, afin de m’en vendre un. J’ai gentiment abrégé la discussion et quitté le magasin. Une fois le pied hors de ce magasin, je me suis dit : “ il faut absolument arrêté ce massacre !! “. Moi- même j’en rigole aujourd’hui. Mais à l‘époque c‘était désolant pour un instrument qui venait juste de franchir les frontières de notre pays.
Puis j’ai reçu une lettre quelques jours après d’une personne qui avait, apparemment, la liste des 10 meilleurs joueurs français ainsi que leurs coordonnées. Mon nom était dessus. Ce qui m’a fait beaucoup de rire et de peine en même temps car je jouais depuis si peu !!
J’ai donc contacté les membres de cette liste et pris rendez-vous avec eux. Lors de chaque rencontre, je leur ai proposé le deal suivant : pour le prix d’1 didgeridoo en France, je leur proposait d’en ramener 2 ou 3 d’Australie.
Le but était que chacun me donne la somme d’un didgeridoo, et que je retourne en Australie acheter des logs pour les ramener en France et les fabriquer dans l’atelier de mon père. Comme ça, cela me donnais l’occasion de retourner en Australie en même temps. Bien sûr, tous ces joueurs m’on dit “ oui “ dès le départ.
3 mois après, j’avais économisé , de part mon travail, l‘équivalent de la somme de tous ces joueurs. Je suis allé les voir de nouveau, un par un, afin de collecter le reste du budget pour pouvoir faire et vivre cette petite affaire que je trouvais sympa. J‘étais bien innoçant à cette époque là, car ils m’ont tous répondu : “ écoute, vas-y, ramène les didgeridoos et on verra après pour l’argent, mais pour l’instant je ne peux rien te donner “.
Et alors là...chute libre !! Je me suis écrasé avec un gros splash !! Tellement la déception était grande !!
Le but était simplement de faire économiser de l’argent à des joueurs, et moi de me refaire un voyage.
Après une semaine de déprime, j’en parle à un ami avec qui je jouais de temps en temps. Celui-ci me dit : “ Ecoute Raf, je ne sais pas pourquoi, mais moi j’y crois à ton deal. Voilà ce que je propose. Je te passe l’argent qu’il te manque, tu vas là-bas, tu fais ce que tu dois faire avec les didgeridoos et tu gardes ce business pour toi. Si ça ne marche pas, tant pis pour nous deux !! On aura perdu la même somme chacun. Viens me voir demain chez moi “.
Le lendemain chez lui, il me donne l’argent et me voilà parti pour l’Australie de nouveau !! Ce qui s’est passé ensuite est encore plus fou ! Croyez-moi !

Lors de ce premier trip pour aller prendre les bois, j’ai fait 1000 kilomètres avec mon premier stock de didge à l’arrière d’un camion-benne pendant 14 heures car les 2 places à l’avant étaient prises. J’ai donc fait le trajet à dormir sur mes bois et à regarder la route, coucher et lever de soleil. En vivant des instants comme ça, on se pose mille et une questions !!

- DIDJAMAN LE DIDGE-MAKER -

Le bois ? – Je travaille l’eucalyptus car j’aime ce bois, sa fibre, sa densité, son odeur, ses couleurs. J’ai appris, avec le temps, à le manier et à l’aimer. De plus, c’est la matière originelle de didgeridoo, donc…

Où ? – La coupe s’effectue dans le Cape-York que je commence à connaître maintenant. Mes amis Australiens sont ici, et j’en profite pour pêcher avec eux sur la barrière de corail etc…

Quand ? – En automne où au printemps, c’est à ces périodes là que les températures sont les plus agréables…et les billets d’avions moins chers !!

Comment et avec qui ? – Il faut faire une demande de permis auprès du gouvernement ainsi qu’aux suppliers. Ensuite, quand tout est accepté, on vous délivre une ou plusieurs zones précises dans le bush pour la coupe.

Comment cela fonctionne-t’il sur place ? – Il faut comprendre une chose simple et importante. Tout est question de “ contact “ en Australie. C’est un mode de fonctionnement, de vie, qui est à l’opposé du nôtre. Nous, occidentaux, sommes habitués à un certain “ forcing “ ou du moins à un résultat rapide. En Australie, les choses se feront à un moment ou à un autre. La patience est le mot d’ordre. Je n’ai pas mis les pieds dans le bush dès le premier jour, loin de là !! Cela s’est fait au bout de six ans, en y allant régulièrement tous les ans, pendant plusieurs mois à chaque fois.
Déjà, pour accéder aux suppliers (coupeurs de didgeridoos), ça a été un sacré périple car ils sont protégés et prisés de tous les côtés par les magasins.
Ensuite vient le “ contact “. Quand vous vous retrouvez devant les suppliers, il faut discuter, argumenter etc. Il faut savoir que la plupart des suppliers sont des “ banditos “, c’est comme ça que je les appelle maintenant (rire). Car chaque supplier essaiera, dès le début, de voir ce que vous avez dans la tête en vous posant 2 ou 3 questions sur le didgeridoo. Il vous fera également essayer quelques didgeridoos et il verra si vous vous y connaissez.

Je vais vous raconter mon premier contact avec le supplier qui m’a amené dans le bush pour ma première coupe (6 ans après mes débuts) : Je roulais vers le nord, sur les terres du Cape-York. Avec ma caméra, je filmais la route en roulant (eh oui, ici on a le droit !! Même le téléphone portable !! ).
Et sur le bas côté, j’aperçois un kangourou mort. Je m’arrête et sors de la voiture. La caméra tourne toujours. Je me dirige vers le kangourou pour montrer à mes amis qu’ici ces animaux pullulent comme les chats en France. Lorsque j’arrive à ses pieds, je m’aperçois que c’est une femelle et qu’il un bébé kangourou vivant sur son ventre ! Il est seul et complètement perdu ! J’avoue que pendant quelques secondes j’ai eu une petite panique. Je décide de l’amener avec moi pour tenter de le sauver. Sur la place du passager de la voiture, je lui prépare avec ma veste un petit lit douillet. Tout en roulant, je gamberge comme un fou pour trouver une solution. A moment là, sur le bas côté de la route, je rencontre un ami qui me reparle d’un couple, que je connaissais, qui élève des serpents et des kangourous. Il monte dans la caisse et hop, direction chez eux !! Caméra au poing.
Arrivé chez eux, ils me posent 2-3 questions puis le nourrissent. Aujourd’hui, ce petit kangourou est devenu grand et porte mon prénom. J’en suis très content !!

De retour à mon logis, je montre les enregistrements à un ami vendeur de didgeridoos. Il réfléchit puis me dit : “ Je vais te présenter mon ami supplier, cela fait 30 ans qu’il coupe dans la région etc.” puis il rajoute : “ C’est très bon ce que tu viens de faire là ! Et emblématique en plus ! “ .
Le lendemain, je le croise de nouveau alors qu’il discute avec le supplier aborigène. Je suis impressionné mais ne le montre pas (à la française quoi ! mdr). On se présente et discute. Puis il me propose d’aller voir les didgeridoos qu’il vient de couper. On se retrouve chez lui devant un stock de bois énorme :

- “ Il paraît que tu as quelque chose à me montrer ? “ – “ Ah bon ? “lui dis-je. – “ Oui, avec ta caméra… “ – “ Ah oui je vois… “ et je lui montre le kangourou sauvé etc.

Après ce petit “ documentaire “, il s’en va discuter avec sa femme et revient : – Tu veux manger avec nous ce soir ? – Pourquoi pas oui, merci. – 19 h ? – Ok !
J’ai les boules…de joie bien sûr !
La soirée s’est superbement bien passé.
Au moment de se dire au-revoir, il me dit : – Tu fais quoi demain matin vers 6 heures ? – Je dors normalement (rire), pourquoi ? – Parce que je pars à cette heure là dans le bush, si tu veux venir avec moi couper quelques didges, tu es le bienvenu ! – Ok à demain.
Je me retourne direction la voiture et je n’arrive pas à y croire !! Ce kangourou que j’ai sauvé a changé radicalement la tournure de mon travail et de mon désir d’aller à la source du didgeridoo . Et nous voilà le lendemain en train de rouler en direction du bush !! Voili voilou pour l’histoire.

- TRAVAIL DU BOIS -

Combien de temps de séchage ? – Les bois sont exposés au soleil en Australie pour un pré-séchage, puis un autre séchage s’impose de 3 à 6 mois au minimum en France.
J’ai donc compris que j’avais fait une bourde, une erreur quoi !

Type de bois travaillé ? – Je travaille différentes espèces d’eucalyptus, mes favorites sont les “ Box “ car ce sont les plus denses et rares à obtenir. – Fissures, solidité, sonorité ? – Le bois est une matière organique. Donc, qui bouge selon les températures. Nous ne sommes pas à l’abri d’un changement de température brutale également. Des précautions s’imposent. Pour ce qui est des différentes catégories d’eucalyptus, plus le bois est dense, plus il sera à l’abri ou résistant à ces changements. Je parle d’une généralité bien sûr.

- LA FABRICATION -

Une fois le bois sec, qu’est-ce qui te fait choisir un tronc plutôt qu’un autre ? – C’est au feeling, quand j’entre dans mon atelier, j’aime bien me laisser guider par le bois lui-même. C’est lui qui me choisi.

Sur quels paramètres peux-tu jouer lors de la fabrication ? – Tous les paramètres sont modifiables à une condition : que le didgeridoo est tous ces paramètres naturellement dès le départ. Par exemple, s’il n’a pas de back-pressure, je ne peux pas lui en créer. Par contre, si il a une très forte back-pressure, je peux l’affaiblir.

Vitesse de jeu ? – C’est le joueur qui décide de jouer vite, pas le didgeridoo. Pourquoi songer qu’un didgeridoo te fais jouer plus vite ? Cela me fait penser à mon fils qui à l’impression de courir plus vite avec sa nouvelle paire de basket.

- Back-pressure -

Comment cela fonctionne-t’il ? – Plus la colonne d’air du digeridoo est étroite au niveau de l’embouchure, plus la back-pressure est forte et puissante.

Qu’est-ce qui fait qu’un didge aura une bonne back-pressure ? – La meilleur back-pressure pour un didgeridoo est qu’il soit avec un embout naturelle d’environ 30 mm de diamètre, et ce sur le 1er tiers de sa longueur.

Est-ce que tu mets une intention particulière lors de la fabrication ? – Bien sûr !! Je fabrique chaque didgeridoo comme si c‘était le mien. Par contre, je le laisse me diriger par rapport à sa forme, sa couleur naturelle etc. Je respecte ses critères de base avant tout. J’essaie de mettre en valeur ses atouts.

Y-a t’il des traditions aborigènes que tu respectes dans ton processus de création ? – Oui, enfin j’espère. Je tente à y rester le plus proche possible. Et ce dès le départ de la coupe. La première chose que l’on comprend, est de ne pas couper n’importe quel bois, mais de bien le choisir. Il ne s’agit pas de tout massacrer pour simplement faire du fric. La chose suivante est la peinture, vu qu’elle est pratiqué en vue des cérémonies, je ne peints aucun de mes didgeridoos. Je laisse les shops faire ce business. A chacun son point de vue. La fabrication se fait entièrement à la main pour ma part.

Acceptes-tu de transformer un instrument que tu n’as pas travaillé en vue de l’optimiser ? – Je ne vois aucun inconvénient à cela. Cela me fait toujours plaisir d’optimiser un instrument. Beau son = joueur heureux !!

Est-ce qu’il t’est déjà arrivé de peindre ou de faire peindre des didges ? – J’ai fais peindre une fois un didgeridoo par un ami qui me l’a proposé car il fait des peintures fluos. Après lui avoir passé un didge moyen, il est revenu 1 an après avoir réalisé un travail de fou !! 150 heures de travail pour un résultat MA-GNI-FI-QUE !!

Mais comme je le disais auparavant, je ne peints pas mes didgeridoos, de part les traditions et je préfère la couleur du bois naturelle.

Qu’elle est la définition du didgeridoo de tes rêves ? – Hard question, isn’t it ? Pour moi, je pense que c’est plus une question de conditions selon lesquelles je l’obtiendrais. Si une tribu m’invitait avec une cérémonie, dans le bush autour d’un feu, et me l’offrait en me disant que ce je fais est bon pour nous tous…là , je pense que ce serait le didge de mes rêves. Peu importe le bois en lui-même. Mais je sais bien que ça ne se fera jamais, pour mille et une raison.

Qu’elle est la différence entre un bon didgeridoo pour jouer traditionnel et un bon didgeridoo pour jouer à l’occidentale ? – Un didgeridoo est bon ou ne l’est pas, tout simplement. Le jeu c’est autre chose. Dans la tradition aborigène, un didgeridoo fait par eux est logiquement traditionnel. A partir du moment où il passe dans les mains d’un blanc, il perd sa valeur traditionnelle.

Quels sont les critères pour donner un prix au didgeridoo fabriqué ? – C’est une combinaison de plusieurs paramètres : – En premier c’est la qualité sonore avec les performances suivantes : harmoniques, sou-pression, overtones etc. – En deuxième, la qualité du bois selon l’espèce de l’eucalyptus : Yellow-box, Red-box, Black-box, Blue-box, Iron-bark, Messmate, Bloodwood, Grey gum etc. – Et ensuite, sa forme qui peut en faire une pièce originale, rare ou normale.

Vis-tu bien de ton métier ? – Le plus intéressant n’est pas ce que je gagne mais ce que je vis. J’ai la chance de vivre de mon métier et ça c’est un vrai bonheur ! Maintenant, je ne roule pas sur l’or. Cela me fait vivre normalement avec des hauts et des bas. Cela me permet d'en vivre et de nourrir mes enfants.

Comment améliores-tu les didgeridoos avec le temps ? – En peaufinant mon travail, mon coup de main en fait. La recherche se fait dès le départ dans le bush. Je suis devenu, avec le temps et de l’expérience, très exigeant, et ce dès le début de la coupe. Ramener de belles pièces est très important car la suite en découle. Je pose également pas mal de questions à ma famille, dont plusieurs sont luthiers et ébénistes. Ensemble, on partage nos trouvailles, astuces et petits secrets.

Combien vends -tu de didgeridoos par mois en moyenne ? – Je compte à l’année en fait car il a des périodes fortes et des périodes creuses. Entre 70 et 100 didgeridoos par an.

Peux-tu nous expliquer ta vision sur les différents types de didgeridoos ? – J’en ai discuté avec pas mal de joueurs et fabricants, ici en Australie. Les points de vues, en général, se rejoignent pour dire que les appellations “ busking didge “ et “ concert “ définissent un instrument léger et facile à transporter. Personnellement, je ne m’en préoccupe pas, je joue avec les didgeridoos que j’aime, que ce soit en concert où autre.

Les goûts des clients : quels types de didgeridoos préfèrent tes clients ? – Je n’aime pas trop le mot “ client “. Car client = chiffre d’affaire, donc débit. Parlons de gens plutôt, de joueurs, de personnes qui ont rencontrés un instrument marquant un moment, un instant de leur vie, si ce n’est plus ! A ce jour, j’ai fabriqué plus de 800 didgeridoos. Tous différents les uns des autres et tous ont été vendus. J’en conclue donc que nous avons tous des goûts différents, et qu‘à un moment donné, on rencontrera l’instrument que l’on souhaite. C’est lui qui nous a choisi, pas nous.

La concurrence : As-tu des amis fabricants de didgeridoo comme toi ? – Bien sûr !! En Australie, il n’y a que de ça. Au début ce n‘était pas évident de partager des discutions avec eux. Maintenant qu’ils ont compris que je ne suis pas un concurrent pour eux, on discute tranquillement et on s’aperçoit que nos critères sont les mêmes finalement.

Regardes-tu le travail des autres didge-makers ? – Heureusement !! Cela amène, à chaque fois, une remise en question et une remise à niveau par rapport au métier en lui-même. Que ce soit au niveau du choix des bois, du travail du bois, des finitions, de l‘évolution des vernis et des glues etc…

Tu nous parles de tes cours ? – Mon enseignement est la combinaison principale de 3 éléments :

  • Premièrement, l’amour d’enseigner, de donner à celui qui veut apprendre ce que l’on a appris de soi-même où venant d’un professeur ou autre.
  • Deuxièmement, j’ai été professeur de judo et comme tous les profs, on suit un enseignement pédagogique qui nous permet de comprendre comment transmettre un message simple et efficace.
  • Et troisièmement, j’ai toujours été mélomane, et ce depuis tout petit, et fais de la musique (saxophone).

Cette combinaison fait que jusqu‘à aujourd’hui j’adore ce que fais et j’aime réellement mes élèves. Qu’ils aient 15 ou 70 ans.
Ma vision d’un prof est quelqu’un qui doit donner sans compter, même ses petits secrets. En tous cas, c’est ce que je fais personnellement. Evidement, j’ai fais et je fais des erreurs comme tout le monde. Après me pardonne celui qui en a envie.

 

Et tes cds ? – Ca, c’est la “ final touch “ !! Je veux dire par là que c’est l’expression finale de mon être, mon âme. On parle de musique et non de business musicale. Ce sont des centaines d’heures à jouer, composer, répéter avec tout ce qui va avec. Je parle des critiques, des déceptions…donc des remises en questions. Et ce n’est pas fini !! Et c’est ça qui est bon !! A croire que l‘être humain est masochiste parfois.

Prochain voyage Down-Under ? – Et bien j’y suis là. Je réponds à cet interview interminable depuis des jours…sous un soleil magnifique et une vrai petite carte postale devant mes yeux ! Palmiers, cigales, animaux etc…mmmh !! Pas mal quand même !! Mais je rentre dans quelques jours à Paris…un peu tristoune quand même, mais heureux d’avoir pris un grand bol d’air frais !

Tes projets futurs ? – Je travaille actuellement sur mon 3ème album, qui je pense sera fini en Juin 2005. Plus d’autres projets musicaux pour des films. Il va y avoir un autre cours visuel sur mon site, je viens d’en finir l’enregistrement ici dans le bush…rien que pour vous !

A+. Raf.

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Pour avoir plus d’infos, contactez Raphaël Didjaman au :

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